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Édito n°54 – Novembre/Décembre 2016

Construire plutôt que détruire…

Bientôt la période des vœux ! Il devient difficile de trouver du positif dans ce qui nous entoure. Soit nous allons sacrifier à ce rituel en se bouchant les yeux et les oreilles, autistes d’un monde qui nous entoure, soit nous choisissons de ne retenir que ce qui nous fait avancer, progresser en humanité, en solidarité en acteurs d’un monde qui nous appartient.
Dans la première solution, la liste est bien longue, voire interminable, de tout ce qui ne marche pas, de tout ce qui va de travers, sur le principe du vieil adage, « c’était mieux avant »… Comparer notre société actuelle avec celle de notre enfance, de notre adolescence, c’est forcément choisir une mémoire sélective, parce que ça nous arrange bien et surtout que ça nous évite d’avoir à se poser les bonnes questions. Dire que les années 60 étaient le bonheur assuré c’est oublier, par exemple, le peu de liberté des femmes, dépendantes à l’extrême de leurs maris. Repenser aux années 70, c’était encore le temps du plein emploi, mais dans quelles conditions pour certains et avec des écarts de salaire tout simplement indignes d’une société évoluée. Pour ce qui est des années 80, la chute du mur de Berlin nous aveugla de sa symbolique libertaire masquant les premières crises économiques et leurs flots migratoires. Nous pourrions décliner à l’envi cette incroyable faculté de relire l’histoire sous le prisme de nos propres arrangements…
A Vi[e]dourle Magazine nous avons, dès le début, choisi d’être dans l’autre camp. Du côté de celles et ceux qui avancent et font avancer le monde, à leur porte, à leur niveau mais avec beaucoup de détermination. Sans méconnaître les difficultés qui peuvent parfois nous submerger, nous avons fait le pari du développement local, des initiatives populaires, des énergies individuelles au service de la collectivité. La mode sémantique et de tout déconstruire – c’est fou comme ce préfixe envahit nos expressions – de la dé-radicalisation à la décroissance en passant par la dérégulation pour ne finir qu’en déplaisir… Pourtant il existe bel et bien de nombreuses alternatives pour arrêter de tout dénigrer mais au contraire pour construire, bâtir, progresser, avancer tout simplement.
Dans ce numéro, fidèle à notre habitude, vous découvrirez de jeunes vignerons, à Vauvert, Un coin sur terre, pour une agriculture collective, participative, solidaire, communautaire et conviviale, tout un programme. Myriam Andréoletti revisite la correspondance d’Alexandra David-Neel, dans un spectacle de théâtre d’objets et lecture à voix haute, pour bibliothèques, collèges, et théâtre d’appartement. Camille, dans son Està Minet, nous attend à Sommières dans un espace à vivre et à déguster. Retrouvez également la Croix Rouge, symbole s’il en est de la solidarité, avec toutes ses actions pour construire un autre lendemain.
Alors au moment de nos vœux, rappelons-nous toutes celles et ceux qui nous permettent ce progrès social; les élus locaux, toujours sur le front de l’intérêt du plus grand nombre, les fonctionnaires, au service du public, les commerçants et artisans, acteurs de notre quotidien économique, les associations, porteuses d’espoir et de solidarité et enfin, toutes ces personnes qui, grâce à leurs actions, sont encore et toujours porteurs d’espoir et de dynamisme.
Belles fêtes de fin d’années à toutes et à tous, et bonne lecture !

Vincent Coulon


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