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Vivre dans la Vallée du Vidourle

Viedourle mag’ #73- janvier/février 2020

 

Si près, si loin…

Nouvelle décennie qui commence avec ces deux chiffres ronds ! Nos habitudes scolaires pourraient nous faire penser que nous avons tout bon, puisque cela fait 20/20. Et pourtant, nous en sommes si loin… Comment en effet penser que tout va bien, sauf à continuer notre autisme collectif qui consisterait à enfouir au plus profond de notre conscience, bonne ou mauvaise, c’est selon, l’objectivité de notre situation. Il est plus que temps de réagir mais nous sommes encore bien peu pressés de changer notre mode de vie, nos habitudes quotidiennes, pour tenter de renverser l’irrémédiable.

Peut-être justement parce que ce qui semble irrémédiable est quelque peu désincarné, trop loin de nous pour être visible et percutant. Alors pourquoi pas s’intéresser à ce qui est à notre portée, de bourse et d’action, pour réagir et changer. Faites le test autour de vous, et vous constaterez bien vite que chacun peut, à son niveau, faire un geste pour notre humanité. Je ne dis pas pour la planète, très franchement je pense qu’elle n’en a rien à faire de notre présence. Elle est née sans nous, a grandi sans nous, et elle pourra parfaitement continuer son voyage planétaire sans nous.

Alors si nous devons prendre quelques résolutions, faisons-le avec nos moyens, nos outils et notre intelligence. Personnellement je pense que notre premier atout c’est bien notre carte bleue.  Dans notre façon de consommer et d’acheter, nous sommes engagés au-delà de ce que nous pensons. L’aventure du Comptoir Junassol vient nous éclairer sur ces nouvelles habitudes de consommation. En étant plus actif, en préférant les circuits courts, voire très courts, nous avons de quoi faire.

En ce début d’année, pourquoi ne pas en profiter également pour faire le vide dans nos placards, nos greniers et nos garages. Se débarrasser de tout ce qui ne servira plus, bannir le « on ne sait jamais », pour alimenter le circuit non marchand, ou marchand à bas coût, et entrer ainsi dans ce réseau secondaire de l’économie circulaire. Ce faisant, je suis persuadé que non seulement nous ferons des heureux, mais qu’en plus ce sera bénéfique pour notre santé. Nous sommes tellement encombrés de superflu, à l’image de notre corps, qu’en s’en séparant, nous retrouverons de l’énergie pour avancer. J’accumule, je grossis ; je débarrasse, je maigris. Utopie ? Pas si sûr…

Si je vois le résultat, je sais que je peux agir. Le changement est à notre portée, par des simples gestes, de nouvelles habitudes. Ce ne sera peut-être pas toujours facile, il y aura des moments douloureux, mais à terme, notre cerveau se sentira récompensé d’être des « gens bien » plutôt que des possédants…

D’ailleurs nous sommes entourés de « gens bien » et notre magazine en rencontre à chaque numéro. Celui-ci n’échappe pas à la règle. L’aventure de LAGAM se poursuit avec la deuxième compil, nouvelles histoires, nouveaux horizons musicaux, toujours dans le partage, le collectif et l’altruisme. Ces artistes nous démontrent qu’il est possible de valoriser la sociabilité heureuse; et ils ont encore plein de projets dans leurs cartons… Marion et Guillaume GRAVEGEAL, du Mas de Jon, participent à leur manière, à cette évolution de société. Ils conduisent leur domaine comme ils vivent leur aventure familiale. Des principes de base incontournables, reposant sur la confiance et le savoir-faire de chacun, pour proposer des vins de grande qualité, parce qu’élevés en toute simplicité, proches de la nature mais sans intégrisme aucun…

Bonne lecture à toutes et à tous !

Vincent COULON