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Rentrer simplement ?

Il semblerait que chacun de nous ait repris ses activités, son rythme de vie, ses obligations professionnelles comme si de rien n’était. Faisons-nous semblant de, ou sommes-nous à ce point préoccupés par un avenir très incertain que la routine deviendrait alors le meilleur remède à notre mélancolie existentielle ? Il est certainement plus facile de s’habiller à nouveau avec nos anciennes certitudes, celles qui ont « fait » leurs preuves, plutôt que de trop se questionner pour prendre peur. Cette peur qui nous habite depuis longtemps, liée certainement à ce premier cri poussé lors notre naissance, mais ravivée depuis quelques mois par une situation sanitaire exacerbant l’angoisse et l’anxiété, compagnes indéfectibles de notre existence. Il est frappant de constater que c’est souvent la mort qui revient dès que l’on parle maladie. Nous nous étions tellement habitués, depuis la fin du dernier conflit ayant touché notre territoire national, à ne plus côtoyer cette inéluctabilité, qu’il nous faut aujourd’hui réapprendre à vivre avec. Et pourtant…

Sur une planète qui produit assez pour nourrir toute sa population, 690 millions de personnes ne mangent pas à leur faim chaque jour. Toutefois, si l’on évalue l’insécurité alimentaire dans son acception la plus vaste, à savoir les difficultés d’accéder à une alimentation saine et équilibrée, ce sont en réalité 2 milliards de personnes, soit environ le quart de la population mondiale, qui n’ont pas les moyens de se procurer une nourriture de qualité et suffisamment nutritive. L’insécurité alimentaire se traduisant par une détérioration de la qualité du régime alimentaire, elle accroît le risque de malnutrition, ce qui peut entraîner dénutrition ou à l’inverse, surpoids et obésité, en augmentation dans toutes les régions du monde.

Étonnant comme personne n’en parle autour de soi…

Combien sont-ils, plus près de nous, en France, dans nos villes et villages, celles et ceux qui luttent pour leur dignité, le respect voire contre une humiliation sans cesse activée. Il devient urgent qu’une politique de la dignité et de la reconnaissance puisse se développer afin que, à rebours de la vision technocratique, il soit possible de réencastrer la règle dans la réalité locale et sociale. Renoncer à instrumentaliser la peur, comme le font certains partis réactionnaires, mais au contraire développer une stratégie de réduction de l’incertitude.

J’oscille alors entre Pierre Dac pour qui « la vie n’est qu’une escroquerie, on n’est sûr de ne pas en sortir vivant » et Pierre Rosanvallon affirmant « le désir d’égalité afin que chacun soit reconnu dans sa singularité ».

Chaque jour se remettre en tête ses assertions me permet de relativiser et de trouver l’énergie pour avancer et combattre peurs et inégalités

Cette énergie positive, j’ai été frappé de la trouver chez les vignerons, touchés à différents degrés par des conditions climatiques invalidantes pour leurs vignes. Chacune et chacun se relève pourtant, imaginant là des cuvées expérimentales pour une année particulière, ici une remise en cause d’un système commercial quelque peu obsolète ou là une recherche encore plus poussée pour accepter humblement les règles de Mère Nature.

Énergie positive et dynamisme se dégagent pareillement de notre entretien avec Pierre Martinez, maire de Sommières et président de la communauté de communes. Une équipe au service des citoyens, une proximité comme mantra quotidien et surtout continuer, quoiqu’il en coûte (…) à vivre et travailler pour le bien de toutes et tous.

Nouvelle culture, nouveau terrain, nouvelles émotions, Virginie Raze Volpellière, du salon Virgin Tattoo, nous aide à appréhender ce nouveau mode de communication que représente le tatouage et le piercing. Mieux comprendre l’autre, chercher à le connaître c’est le début de la découverte; c’est aussi l’accepter avec ses différences et donc, de ses richesses !

Alors rentrons simplement mais conscients, malgré tout et pleinement acteurs de notre présent…

Belle lecture à toutes et tous

Vincent COULON

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